Revêtement d’une pièce de métal par une fine couche de rhodium, métal blanc argenté, dur et résistant à la corrosion.
Rhodier, c’est revêtir une surface métallique d’une couche protectrice de rhodium. Ce métal blanc argenté, dur et résistant à la corrosion, se trouve dans les minerais de platine. Son nom, tiré du grec rhodon, « rose », vient de la couleur de certains de ses sels : le métal, lui, n’est pas rose. Une pièce rhodiée prend en surface la couleur et la dureté du rhodium : elle n’est pas pour autant en rhodium, ni en platine.
Le rhodiage s’apparente ainsi à la dorure ou à l’argenture par galvanoplastie, procédé qui recouvre un objet d’une couche de métal par électrolyse, pour le protéger ou l’orner. En Suisse, ce travail est celui de l’électroplaste CFC : cette personne plonge des pièces déjà sablées ou polies dans des bains électrolytiques ou chimiques, prépare et surveille ces bains, puis contrôle la couche déposée. Ses débouchés sont l’industrie horlogère, les fabriques de composants et la bijouterie.
Dans les annonces
Les annonces des ateliers de joaillerie rangent le rhodiage parmi les opérations de polissage et de finition, avec le pré-poli et l’enfilage : les polisseurs et polisseuses le réalisent, ou doivent le connaître. Certaines y joignent l’entretien préventif et curatif des bains. Voir les postes mentionnant le rhodiage.